Avalanche de roches ensevelit un glacier dans l'Arctique : impact du réchauffement climatique
Un tremblement de terre de magnitude 6,5 dans l'océan Arctique a déclenché une avalanche de roches qui ont enseveli une partie du glacier Kjerulf sur l'île de Jan Mayen. L'événement met en évidence l'interaction entre les tremblements de terre, l'instabilité du permafrost et les changements climatiques.

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Le 10 mars 2025, un tremblement de terre de magnitude 6,5 s'est produit sur une faille transformante océanique près de l'île de Jan Mayen, dans l'océan Arctique. Le séisme a généré une grande avalanche de roches qui a enseveli une partie du glacier Kjerulf, produisant des signaux infrasonores et provoquant le détachement de glace 1.
L'événement a été analysé en utilisant des données sismiques, du Système mondial de navigation par satellite, des enregistrements infrasonores, des images satellites et des enregistrements climatiques à long terme 1. L'avalanche s'est produite quelques minutes après le tremblement de terre, accompagnée d'une réduction temporaire de la vitesse sismique près de la surface. Des observations par satellite ont révélé plusieurs glissements de terrain antérieurs les années précédant le tremblement de terre, indiquant une instabilité progressive de la pente 1.
La recherche suggère que le réchauffement arctique et la dégradation du permafrost peuvent augmenter la susceptibilité des pentes aux failles déclenchées par des tremblements de terre. Cela met en évidence l'interaction émergente entre les risques tectoniques, l'instabilité du permafrost et les changements climatiques 1.
L'île de Jan Mayen est connue pour son activité sismique, située près de la faille transformante océanique de Jan Mayen, où les plaques tectoniques nord-américaine et euroasiatique glissent l'une à côté de l'autre à une vitesse de 14 millimètres par an 2. Le tremblement de terre de mars 2025 a été le premier à déclencher une avalanche de roches sur l'île, motivant des études pour comprendre le phénomène 2.
Les données collectées ont montré que des glissements de terrain plus petits se sont produits en 2017, 2019, 2023 et 2024, tous concentrés dans la zone qui a finalement cédé. Cela suggère que le réchauffement climatique et la dégradation du permafrost peuvent avoir contribué à l'instabilité de la pente 2.
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